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En plein cœur du Finistère, entre les Montagnes Noires et le Canal de Nantes à Brest se niche la commune de Spézet.

L’étymologie de Spézet trouverait son origine dans le nom « Spethtud » qui en vieux breton signifie « l’endroit où se trouvent les groseilliers ». Ce nom « Spethtud » est référencé pour la première fois dans un document du XIIIème siècle  (en 1216).

L’histoire de Spézet est très riche mais il demeure encore beaucoup de parts d’ombre, notamment au niveau de sa proto histoire. Quelques vestiges témoignent d’une occupation très ancienne de Spézet : plusieurs dolmens, un tumulus de l’âge de bronze, une voie gallo-romaine ainsi que des traces de villas gallo-romaines, des camps fortifiés ou des oppidums gaulois. Un souterrain de l’âge de fer a même été découvert fortuitement lors de travaux de terrassement dans la campagne de Spézet.

Le moyen-âge et l’époque moderne nous ont livré une vision plus réaliste de la vie de Spézet grâce aux archives et à son patrimoine religieux.

Des révoltes paysannes ont principalement émaillé ces deux périodes, en 1489, en 1590, en 1675 (révolte du papier timbré), 1764 , ou à la révolution en 1789. Jusqu’à cette date, plusieurs familles nobles se partageaient les terres et les revenus de la commune soulevant ainsi les jacqueries et les colères de la population. Elle a d’ailleurs à  nouveau montré ce caractère frondeur en 1824 lors d’une violente contestation contre un riche propriétaire.

L’histoire de Spézet au 19ème et au 20ème siècle est loin d’être linéaire. Comme dans de nombreuses communes finistériennes les habitants ont mal vécu les lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat (1905) et la guerre 1914-1918. Celle-ci  a en effet fauché la vie de nombreux jeunes spézetois (197 morts). Entre occupation allemande, violences et privations, la guerre de 39-45 a marqué profondément les esprits, certains spézetois  en rébellion se sont d’ailleurs beaucoup investis dans la création de maquis (dont celui de Spézet-St-Goazec).

L’avènement des « 30 glorieuses » a façonné à nouveau le mode de vie, tant économique que social , parfois douloureux pour ceux qui ont été contraints de s’exiler. Mais toutes ces transformations n’ont pas écorné le profond attachement des spézetois à leur identité bretonne.